Envie et plaisir, deux mots qui riment avec bonbons.

10/03/2015 par Gaëlle
Tags: bonbons sante

Suite à une petite recherche sur le site du Syndicat Nationale de la Confiserie, nous avons trouvé un communiqué de presse très intéressant sur "L’envie naturelle pour le goût sucré chez l’enfant" de la part de Natalie Rigal, Maître de Conférences en psychologie de l’enfant,
Spécialiste de la construction du goût

le texte que nous avons trouvé sur le site du Syndicat Nationale de la Confiserie. Il est fort intéressant.

Box bonbons

D’où vient cette envie pour le goût sucré ?

De façon universelle et dès leur vie intra-utérine, les enfants ont une attirance pour les aliments qui présentent une saveur sucrée. Cette attirance est interprétée en termes d’adaptation de l’espèce : le plaisir de consommer des aliments sucrés permet de maintenir les comportements de recherche des sources de nutriments. Rappelons que se nourrir sert d’abord à soulager une sensation de faim par la satiété, que la saveur sucrée est la seule à correspondre à une « charge » en nutriments (contrairement aux saveurs acides et amères) et que le lait maternel est naturellement sucré. A la naissance, la situation est donc idyllique : le nourrisson a du plaisir à consommer ce dont il a besoin. Il sait, de plus, gérer les quantités selon son état de faim ou de satiété. En effet, les nourrissons font preuve d’une bonne capacité d’ajustement calorique : ils n’initient leurs prises alimentaires qu’en état de faim et les interrompent dès parvenus à satiété. Plus tard, cette situation évolue : l’enfant continue à éprouver de l’envie et du plaisir pour le goût sucré et les parents adhèrent à une croyance selon laquelle les aliments pourvoyeurs de plaisir, parce que denses sur le plan énergétique, influent sur la silhouette de leur enfant. Or cette croyance est fausse en soi. Ces aliments, consommés en quantité raisonnable, ne nuisent ni à la santé, ni ne conduisent à une surcharge pondérale. 13

Faut-il limiter son enfant dans son attirance pour les aliments sucrés ?

Il a été montré que les conduites de restriction peuvent avoir des effets contraires : l’enfant à qui l’on interdit par exemple de consommer des produits « denses », consommera ceux-ci en quantité importante quand il pourra se les procurer facilement (dans un magasin, lors d’une fête, chez un grandparent, …). L’initiative des parents pourrait a priori procéder d’une bonne intention, mais elle présente finalement des effets pervers : non seulement elle conduit à une dérégulation de l’auto-ajustement calorique, puisque l’enfant essaie de s’adapter aux instructions de l’adulte, mais de plus, elle provoque une « désinhibition » lorsque l’aliment est en libre accès. Cette attirance pour les aliments sucrés ne doit donc pas être condamnée. Il faut cependant veiller à ce que l’enfant n’en consomme pas en excès.

Quelle place pour le plaisir ?

Il est important de proposer aux enfants un modèle alimentaire dans lequel la notion de plaisir est centrale : plaisir régulé pour les aliments sucrés et plaisir construit par apprentissages implicites pour les autres aliments. Le plaisir est le garant de conduites adaptatives mises en place de façon durable. Le plaisir et les petites envies pour le goût sucré ont ainsi toute leur place dans le modèle alimentaire. Il est important de proposer à l'enfant l'ensemble des possibles, dont les aliments sucrés font partie, en lui donnant les moyens de gérer les quantités dont il a besoin.